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Le cancer du foie

Thérapie contre le cancer du foie

Le traitement dépend du stade d’avancement du cancer du foie (stade de la tumeur) et de la qualité de la fonction hépatique du patient. En principe, deux procédures différentes sont utilisées. Si une guérison est possible, on a recours à une thérapie dite curative. Si une guérison n’est plus possible, l’objectif est de prendre des mesures pour prolonger la vie et soulager la douleur afin d’atteindre la meilleure qualité de vie possible (thérapie palliative).

Dans les centres spécialisés, plusieurs experts discutent d’abord du cas individuel lors d’une conférence dite « tumorale », en tenant compte de tous les résultats disponibles à ce jour, puis déterminent le plan de traitement recommandé pour ce cas. Il est donc important que le traitement soit effectué par un centre qui a une grande expérience des maladies du foie.

Les mesures curatives, sont des mesures thérapeutiques visant à guérir. Elles comprennent, les mesures palliatives visant à améliorer la qualité de vie et à soulager la douleur et la procédure thérapeutique, ayant pour but la guérison (thérapie curative).

Conditions de transplantation du foie

Pour les patients souffrant de cirrhose du foie, c’est-à-dire d’une fonction hépatique limitée, la transplantation du foie est le concept de thérapie optimale. Toutefois, certaines conditions, dites critères de Milan, doivent être remplies.

Il ne doit y avoir qu’un seul foyer de tumeur d’un diamètre inférieur à cinq centimètres ou un maximum de trois foyers de tumeur, tous d’un diamètre inférieur à trois centimètres. En outre, la tumeur ne doit pas avoir dépassé les limites du foie ni effondrée dans les veines du foie.

La transplantation du foie n’est pas non plus pratiquée si une consommation excessive d’alcool a été à l’origine de la cirrhose du foie et que l’alcool est toujours consommé. Pour bénéficier d’une greffe, le patient doit être abstinent depuis au moins six mois. Si la tumeur s’est déjà propagée, c’est-à-dire métastasée, la transplantation de foie n’est plus envisageable. Pour le traitement, les patients doivent être orientés vers un centre de transplantation du foie. Le taux de survie sur cinq ans est ici de plus de 70 %.

Toutefois, il convient également de mentionner ici que la transplantation du foie n’est possible que dans une mesure limitée en raison du petit nombre d’organes de donneurs et que des périodes d’attente allant jusqu’à douze mois ne sont pas rares.

En outre, une transplantation de foie est une intervention majeure et l’organisme reconnaît le nouvel organe comme un corps étranger, de sorte qu’il faut prendre des médicaments à vie pour supprimer le système immunitaire (immunosuppresseurs). Néanmoins, le rejet du foie se produit chez environ 10 à 40 % des patients. Comme les médicaments immunosuppresseurs affectent l’ensemble du système immunitaire de l’organisme, des infections graves et potentiellement mortelles peuvent en résulter.

La résection partielle du foie

Une ablation partielle du foie (résection partielle du foie) est la thérapie de choix si la tumeur est encore à un stade précoce, si la tumeur peut être facilement délimitée ou s’il n’y a pas de cirrhose du foie. 30 à 60 % de ces patients vivent pendant cinq ans ou plus à partir du moment du diagnostic après une ablation partielle du foie (le taux de survie est de cinq ans ).

Dans l’ablation par radiofréquence (RFA), les tumeurs sont détruites par la chaleur. Une sonde est insérée dans la tumeur sous contrôle d’ultrasons, d’imagerie par résonance magnétique ou de tomographie par ordinateur. Un générateur produit un courant alternatif à haute fréquence, qui est introduit dans le tissu tumoral via la sonde et fait ainsi « bouillir » les cellules tumorales. L’ARF peut être utilisée lorsqu’il y a au maximum trois foyers de tumeurs de moins de cinq centimètres.

Méthodes de traitement pour la thérapie palliative

L’embolisation est l’obstruction ciblée d’un vaisseau sanguin (dans ce cas, les artères du foie) par des microparticules. Elles sont administrées par un cathéter de l’aine à l’artère hépatique, le plus près possible des artères qui alimentent la tumeur. Dans la chimio-embolisation, l’embolisation est combiné avec des médicaments cytostatiques. Le TACE peut être utilisé s’il existe un seul ou plusieurs foyers tumoraux (carcinome hépatocellulaire multifocal). Cette option thérapeutique peut ralentir la progression de la maladie pendant un certain temps, atténuer les symptômes liés à la tumeur et prolonger la survie.

Chez les patients ayant une bonne fonction hépatique mais un cancer avancé qui n’est plus guérissable (atteinte des ganglions lymphatiques ou métastases à distance), le traitement par le (Sorafenib), un inhibiteur de la tyrosine kinase, peut légèrement augmenter la durée moyenne de survie.

Dans la phase tardive, la tension de la capsule hépatique ou des métastases éloignées, par exemple avec la colonisation osseuse, peut provoquer des douleurs, parfois sévères. La douleur est généralement traitée selon le schéma progressif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et peut donc être facilement contrôlée. Il existe des médicaments pour chaque intensité de douleur, des médicaments non opiacés aux opiacés. Un objectif important est de parvenir à se libérer de la douleur, car celle-ci a un effet important sur le bien-être psychologique.

 

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