Le cancer du testicule : de quoi s’agit-il ?

Publié le : 17 janvier 20226 mins de lecture

Le cancer du testicule survient principalement chez les jeunes adultes, blancs, entre 20 et 40 ans, phase de plus grande activité sexuelle et reproductive. Les testicules sont situés dans le scrotum et sont responsables de la production des spermatozoïdes et de la testostérone, l’hormone sexuelle masculine. Bien qu’il ne représente qu’une seule des tumeurs qui affectent les hommes, l’incidence du cancer du testicule a augmenté ces dernières années.

La maladie touche surtout les jeunes adultes, blancs, entre 20 et 40 ans, phase de plus grande activité sexuelle et reproductive. Le cancer du testicule peut appartenir à deux grands types : la tumeur germinative non séminomateuse, de caractère plus agressif, et la tumeur germinative séminomateuse, de croissance plus lente. Il convient de mentionner, en outre, un troisième groupe de tumeurs testiculaires, très rare, constitué de lymphomes, de sarcomes et de tumeurs de Sertoli et de Leydig.

A. Quels sont les Causes et facteurs de risque ?

Il n’existe pas encore de cause définie pour le cancer des testicules, mais on sait que certains facteurs de risque peuvent être associés à l’apparition de la maladie. La plus courante est la cryptorchidie, c’est-à-dire la permanence du testicule à l’extérieur du scrotum après la naissance.

Les autres sont certains syndromes génétiques rares, les traumatismes chroniques et les antécédents de la maladie. Certaines études montrent un risque légèrement accru chez les personnes ayant des antécédents familiaux de cancer des testicules.

B. Quels sont les symptômes du cancer du testicule ?

La principale caractéristique est la présence d’une masse scrotale ou d’un nodule dur et indolore dans le testicule, situé plus souvent du côté droit et découvert à la palpation.

Seuls quelques patients manifestent une douleur aiguë dans les testicules causée par une hémorragie interne dans cet organe. Les douleurs dorsales, la toux, les œdèmes peuvent être des signes de métastases résultant de la progression de la maladie.

C. Quel est le diagnostic du cancer du testicule ?

Il est fréquent que la suspicion de cancer du testicule soit évoquée lors d’un auto-examen ou d’une consultation médicale de routine. L’examen le plus important pour le confirmer est l’échographie, qui, en plus de révéler l’existence de la tumeur, souvent non encore palpable, met en évidence sa relation avec les organes voisins et aide à établir le diagnostic différentiel.

Les analyses sanguines de laboratoire visant à évaluer les marqueurs tumoraux Bêta HCG, LDH et alpha-fœtoprotéine sont utiles au stade du diagnostic, pendant et après le traitement. De même, les tomodensitométries et les radiographies pelviennes et abdominales sont importantes avant et après l’opération. Comme il existe un risque de dissémination de la maladie par l’aiguille utilisée pour la biopsie, l’examen pathologique n’est effectué qu’après l’ablation chirurgicale du nodule.

D. Quelle est la prévention du cancer du testicule ?

La cause du cancer des testicules étant inconnue, il n’existe pas de moyen sûr de le prévenir. Les exceptions sont les cas de cryptorchidie, qui doivent être corrigés le plus tôt possible.

Cependant, l’auto-examen effectué chaque mois représente un moyen de détecter toute altération importante pour un diagnostic précoce.

E. Quel est le traitement du cancer du testicule ?

Le traitement du cancer du testicule consiste en une chirurgie inguinale : orchidectomie radicale visant à retirer le testicule atteint, avec ou sans mise en place d’une prothèse à cet endroit. La récupération est généralement rapide et la puissance sexuelle n’est pas compromise si un seul testicule est enlevé. En présence de signes de métastases ou pour éviter les récidives, le patient doit recevoir une chimiothérapie avec ou sans radiothérapie.

Le traitement des tumeurs testiculaires peut induire une infertilité définitive ou temporaire. Par précaution, il est donc recommandé, après l’ablation du testicule, sous la direction d’un urologue, de recueillir le sperme et de le conserver dans une banque appropriée à cet effet. Cela permettra au patient d’avoir des enfants à l’avenir, s’il le souhaite. Même en cas d’infertilité temporaire, certains auteurs recommandent de n’avoir des enfants que deux ans après la fin du traitement de chimiothérapie.

F. Quelles sont les recommandations de cette maladie ?

– Faites un auto-examen des testicules tous les mois, surtout si vous avez des antécédents de cryptorchidie ou de tumeur testiculaire ;

– Suivez les instructions de votre médecin concernant le traitement complémentaire et le suivi clinique, en particulier au cours des premières années après l’opération. Le cancer du testicule est une maladie qui a de grandes chances de guérison lorsqu’elle est diagnostiquée à un stade précoce ;

– Ne soyez pas ébranlé par le fait que le traitement du cancer des testicules peut induire une infertilité. D’abord, parce que cela peut être temporaire. Ensuite, parce qu’il existe des techniques de fécondation assistée qui permettent de contourner ce problème. Consultez votre urologue pour connaître toutes les possibilités.

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